V. Janet et Séailles, op. cil
déterminisme par d'ingénieux subterfuges, mais il en adopte les principes essentiels. La liberté serait vérité de nature, non vérité de pratique. C'est, peu s'en faut, la formule de Schopenhauer m esse non in operari, qui, pour les uns et les autres se résout en un développement spontané de la nature individuelle ; chacun étant libre d'agir dans les limites de son caractère. Une sorte de petite liberté ou, pour mieux dire, le déterminisme absolu.
Plolin et ses successeurs admettent la chute par option, la faute hors du monde, suivie d'existences terrestres dans un corps d'homme ou d'animal. L'âme épurée reprend ensuite sa place en tant qu'idée dans l'intelligence; elle y retrouve la conscience conservée du moi. Les objections sont connues, n'insistons pas'. Toutefois, remarquons-le, la personnalité, pour la première fois, réclame ici ses droits ; elle subsisterait dans l'intelligence suprême, dans le NoG;, pendant les vies successives, au-dessus de l'âme universelle. Quel lien existe-t-il entre cette personnalité hors du temps et l'âme individuelle dans le temps ? Tout cela est fort obscur ; nous retrouverons les mêmes difficultés dans le Brahmanisme dont Plotin s'est peut-être inspiré '^
LE PROBLEME INDIVIDUEL