Le principe d'inertie, découvert par Galilée, défini par
LA LIBERTE
Mais, répondent les anti-déterministes, invoquer ici le principe d'inertie, c'est admettre par avance qu'il n'est pas d'ingérence étrangère au circuit physiologique humain S capable d'intervenir dans la décision ; c'est là ce qu'il faudrait démontrer. La conclusion encore ici est tirée des prémisses que Ton a soi-même posées. On lisait il y a quelques années dans une géométrie bien connue : a et comme il n'y a aucune raison pour que la ligne s'infléchisse d'un côté plutôt que d'un autre, elle restera perpendiculaire, etc. » Point n'est besoin d'insister sur la fragilité de ces démonstrations ^.
Descartes, est formulé par d'Alembert en 1715, dans les •termes suivants : « Un corps mis en mouvement par une cause quelconque doit y persister uniformément et en ligne droite tant qu'une nouvelle cause différente de celle qui l'a mise en mouvement n'agira pas sur lui, c'est-à-dire qu'à moins qu'une cause étrangère et différente de la cause motrice n'agisse sur le corps, il se mouvra perpétuellement en ligne droite et parcourera en temps égaux des espaces égaux. »
1. On entend par circuit humain, le cycle fermé des relations physiologiques propre à l'acte humain compliqué, à l'acte réfléchi. Nous pouvons admettre qu'il part d'une impression, gagne le cerveau à travers une série de vibrations nerveuses, provoque les vibrations des cellules intellectuelles, mnémorielles et inhibitrices, déclanchant ainsi le dynamisme psychique, et aboutit aux cellules motrices, à l'ictus final.
2. Le célèbre mathématicien Euler, voulant prouver (postérieurement à la découverte du principe d'inertie) qu'en des circonstances données où précisément l'inertie est en cause, un corps conservera sa direction et sa vitesse, tombe dans la même erreur de raisonnement. « On ne saurait concevoir^ dit-il, pourquoi le corps se détournerait de sa route d'un côté plutôt que d'un autre ; donc, puisque rien n'arrive sans raison,