Voir p
De celle 1res sommaire criliquc du problème de la libcrlé, l'on peut, il nous semble, lirer des con-
clusions.
I^ prol)K!me esl insoluble en ce sens que, d'uii Cûlé comme de l'aulre, les argumenls décisifs manquent ; il ouvre ft la raison des onlinomies dé- ConceMnnles, dans lesquelles elle se pei-d, el fina- Icmenl on appelle ft la croyance. C'csl dire que, tout dogmatisme écarté, les opinions, loules les opinions raisonnables sont également permises, également justifiées. Inlerréaction ou affninchissemenl, la rupture de la causalité psvcbolugique, par l'esprit autonome (c'csl-à-dirc l'acte libre), s'accompapne plus loi ou plus liu-d, d'un changement dans l'onchainemcnt strict des connexions nerveuses; el ce changement supiwse une dépense d'énergie, résulUml du contact entre le dynamisme psychique el la matière. La question se pose : d'où vient celte énergie psychique transformable? Comment se Iransforme-l-elle.' Sur le second point, nous louchons aux rapjwrU du spirituel avec le matériel et le mystère est im|)énélrable. Sur le premier la réponse n'est guère plus aisée. Considérons cependant que les énergies du corps s'entretiennent d'apporls venus de l'exlérieur par la nourriture el l'air; pourquoi alors, disent les partisans de l'esprit autonome, pourquoi dans l'acte libre, les énergies psychiques ne seraient-elles pas
LA LIBERTÉ
en contact avec des forces spirituelles capables de les stimuler ! Autour de nous, dans la nature, l'intelligence sous forme d'ordre ou plutôt de causefinalité enveloppe et pénètre toute chose ; la théorie atomiste même, si chère à la biologie déterministe, n'enseigne-t-elle pas qu'il existe dans Féther et le suréther d'inépuisables réservoirs d'esprit, de pensée ' ! Assez d'hypothèses ! Avouons simplement que nous ne concevons pas la possibilité d'une résistance aux complexus psycliiques ^ établis, en un mot de l'acte libre, sans l'intervention d'un secours, quel qu'il soit, extérieur au cycle physiologique normalement fermé "'.
Nulle place pour la responsabilité ou le mérite de 1 individu récepteur. Pour que l'un et Tautre apparaissent il est indispensable qu'au moment donné le motif nouveau fasse pencher la délibération, que la stricte connexion physiologique soit rompue par Finfluence d'une énergie indépendante et cependant personnelle î La difficulté logiquement nous arrête; les théologiens l'ont résolue par l'introduction de la « grâce » dans des conditions qui dépassent la raison.
1. La théorie atomiste est inacceptable ; nous voulons seulement montrer que le monisme, dans ses hypothèses les -plus récentes, ne fait pas obstacle à quelque sorte de communication spirituelle, insaisissable pour nos sens.
2. Le « complexus psychique » n'est autre chose que la connexion physiologique envisagée dans sa totalité par conséquent avec interposition des vibrations correspondant aux tonus émotifs divers, aux pensées, images, souvenirs sentiments, tendances. C'est dans la résistance au courant que se poserait surtout la volonté libre; et l'on sourit à la pensée de ces philosophes qui, après avoir défini ou à peu près le caractère par les complexus régnants, posent l'acte libre à I intérieur de ces caractères et par conséquent dans 1 obéissance à ces complexus !
3. C'est donc avec raison que pour fortifier la volonté I éducation recourt à la stratégie préparatoire sous forme de conseils, exemples, stimulants émotifs, méditations con traintes, méthodes diverses, etc., et la liberté pratique ainsi obtenue ouvre la voie à la liberté métaphysique • mais gardons-nous de les confondre ! Pendant la phase préparatoire des moyens extérieurs et dans leurs effets nulle raison d'imaginer une rupture du plus rigoureux déterminisme
LES FINALITÉS GÉNÉRALE lET INDIVIDUELLE 133