V. Zahn. op. cil
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CONCLUSIONS
loppées. On s'en tiendra donc au principe de continuité, mais à la condition d'admettre qu'entre deux étapes successivement de V introduction d'un élément nouveau^ peut résulter un état différent des états antérieurs ^ L'expression création dérivée n'implique donc en aucune façon, comme on Ta prétendu, que Tâme humaine soit de même nature au degré près que Tâme animale. Le mot création se justifie en ce sens que la formation progressive de Tâme, après que Tétincelle a jailli, résultant de lois préétablies, est à son origine hors du temps; Ton exclut ici et les hypothèses panthéistes de Fémanalion ou de la descente, et Tidée de miracle^. La déchéance représentée par notre asservissement aux complexus psychiques invétérés, aux sollicitations d'en bas, aux attraits de la déclivité, n'esl-elle pas l'image de cet amoindrissement consécutif à la faute première^, dans lequel les Pères
1. « Quand nous arrivons à l'homme, écrit l'éminent géologue N. S. Shaler, il semble que nous trouvons aboli l'antique assujettissement de l'esprit au corps et les parties intellectuelles se développent avec une rapidité extraordinaire, la structure du corps demeurant identique en ce qu'elle a d'essentiel... Entre les animaux et l'homme il n'y a plus une différence de degrés mais de nature. » (N. S. bhaler. Interprétation of nature : cité par Bergson, op. cit.)
2. Du temps de saint Augustin, les quatre opinions sur l'origine des âmes étaient les suivantes : !<> Génération semi-matérielle par le Père (hypothèse de Tertullien, condamnée) ; 2° Procréation spirituelle (saint Augustin) ; 3» Préexistence antérieure ; 4° Création dans le temps.