‹ L'idée de finalité [microform]; finalité générale et finalité individuelleChapitre 6 sur 50 · Ricardou de VIdéal · texte numérisé non relu

Ricardou de VIdéal

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« se déploie ici-bas et qu elle y est satisfaite. S'il (( n'y en a pas, nous n'avons aucune raison d'attri- « buer à Dieu la justice telle que nous l'entendons. « Si prenant un juste milieu on soutient que la jus- « tice ne se manifeste ici-bas qu en partie, il n'y a (c aucun motif de prêter à Dieu plus de justice qu'il « n'en exerce en ce monde ^ »

Le raisonnement est à côté. Partir de notre connaissance des lois naturelles et du sort humain pour renier la justice du principe suprême, c'est oublier que l'instinct moral naît et demeure en nos âmes à l'encontre précisément de l'expérience extérieure. De ce que, résistant aux apparences et aux épreuves, il survit aux plus tragiques naufrages et produit des miracles de renoncement et de sacrifice, de cela, précisément, ressort au plus haut degré sa force et sa grandeur. Il nous domine, comme venu d'en haut, par une volonté de nature, et de la difficulté que nous éprouvons à concilier son existence avec l'injustice apparente du monde naît précisément le conflit. La justice distributive existerait-elle visiblement, où serait la contradiction ? L'objection de Hume ne supprime pas l'énigme, elle la pose.

C'est donc stimulée par l'instinct de conservation et le besoin inné de justice que fermente Tidée

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