‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 105 sur 135 · Pouget, Le Syndicat. Bibliothèque syndicaliste, p. xr · texte numérisé non relu

Pouget, Le Syndicat. Bibliothèque syndicaliste, p. xr

épanouissement » (1). Aussi l’organisation ouvrière offre-t-elle non pas cette unité qui s’impose « de haut et du dehors » (2), mais une « unité interne spirituelle, une unité où des libertés vivantes et agissantes peuvent s'équilibrer sans se limiter, se composer sans se comprimer les unes les autres (2). » Or, cesont là précisément, d’après les théoriciens syndicalistes, les caractères que revê-tira l’atelier de haute production et de travail extra-qualifié, lorsque les prolétaires se seront affranchis de la tutelle capitaliste. Si l’on remarque, d'autre part, que les organisations plus vastes nécessitées par les besoins d’une action commune ont été conçues(3) comme devant respecter l’autonomie syndicale, respectueuse elle-même de l’autonomieindividuelle de ses membres, le syndicat apparaît donc bien, dans la pensée de ses théoriciens, comme la forme sociale adéquate à l'atelier libertaire de l’avenir (4), réalisant par excellence dans la société présente l'instrument actif de l’éducation prolétarienne. « Enfin, apparaissent les compagnies ouvrières, véritables armées de la Révolution,

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