‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 114 sur 135 · Cf. Pouget, le Sabotagre, chap. II · texte numérisé non relu

Cf. Pouget, le Sabotagre, chap. II

n’ont en face d’eux le plus souvent qu’une minorité consciente, disposent de tout l'appareil étatique de coercition, automatiquement mis à leur service. Dès lors, si la bataitle rangée n’est pas possible ou si elle semble devoir être défavorable aux travailleurs, qu’ils n'hésitent pas à recourir à la guérilla (1) : sans refuser le travail ils peuvent le ralentir ou bien diminuer la valeur marchande des produits ou bien encore restreindre le bénéfice patronal en augmentant le coût de production; en d’autres occasions, il conviendra, pour donner sa pleine efficacité à la sécession des bras,de mettre les machines hors de service. C’est là une forme détournée de la violence qu’on a baptisé le sabotage, M. Pouget en donnait récemment le manuel théorique et pratique; mais dès 1897, un des premiers congrès corporatifs (2) en acclamait le principe (3) et l’A.B.C. syndicalistede M. Yvetot le compte au nombre des formes principales de l’action directe. Il faut reconnaître d’ailleurs que les militants se sont surtout efforcés de commenter lamaxime fameuse: « À mauvaise paye, mauvais travail. » M. Griffuelhes notamment, dans es Objectifs de nos luttes de classes, ne considère cette pratique

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