Berth, idem
de compromettre par conséquent l’affranchissement prolétarien en y introduisant ses pratiques de décadence (1).
Lorsqu'ils parlent dela valeuréducative delagrève, les militants entendent surtout par là qu’elle développe des qualités manœuvrières propres à assurer le succès de mouvements de plus en plus importants, en même temps qu’elle rend vivante aux yeux de tous la nécessité comme les effets d’une solidarité ouvrière de plus en plus étendue. C’est (un entrainement, une gymnastique salutaire qui aguerrit le prolétariat en vue d’une lutte suprême » (2). La révolution est sans doute, en un sens de tous les instants, comme le dit M. Fouget, et les grèves en exaltant l’ardeur des prolétaires à la révolte comme par les bénéfices qu’elles procurent au détriment du capitalisme constituent bien des épisodes révolutionnaires (3). Encore faut-il que parvenue à un degré de maturité, à un niveau de «développement, à un état de croissance » (4), la classe ouvrière «affirme sa volonté de conquête totale »; ce sera l’œuvre de la grève générale. Cette catastrophe sociale, loin de présenter le caractère quelque peu apocalyptique de
1. Toute «réforme» quitend à diminuer l'esprit de lutte est combattue par nous. Griffuelhes, l’Action syndicaliste, p 22.