‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 118 sur 135 · Griffuelhes, les Objectifs, p · texte numérisé non relu

Griffuelhes, les Objectifs, p

la révolution marxiste ou du soulèvement guesdiste, apparaît simplement comme l’amplification subite de cet acte journalier qu'est la « grève ». Aussi sa conception rentre-t-elle « normalement dans la psychologie ouvrière » : le prolétaire n’a, par une opération spontanée de l'esprit, qu'à multiplier les conséquences des incidents de la lutte de tous les jours pour comprendre qu'à un moment, par la seule puissance de l’effort concerté, la guerre sociale peut atteindre son maximum d’acuité et le dénouement se produire (1). La révolution devient ainsi vraiment l’œuvre des producteurs : elle n’est plus subordonnée au déroulement fatal de l’évolution économique (2) et ne se produit plus sur la place publique au nom de intérêts de la démagogie. C’est le mouvement autonome du prolétariat qui la rend possible et nécessaire par son accélération continue et la solidarité croissante de son organisation (3).

En quoi consiste exactement cette « amplification » de la lutte quotidienne qui libérera les travailleurs ? Elle a pour base, sans doute, le refus, cette fois définitif, des producteurs, de continuer à Q travailler

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