‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 119 sur 135 · Lagardelle, Syndicalisme et socialisme, p · texte numérisé non relu

Lagardelle, Syndicalisme et socialisme, p

2. Berth, Révolution sociale, p. 139. «Le syndicalisme transporte l'idée catastrophique du pôle de la fatalité capitaliste au pôle de la liberté ouvrière.»

3. La grève générale, dit M. Griffuelhes, surgit des formes du groupement sydindical et de l'orientation qui s’en dégage. Cf. Action syndicaliste,

pour procurer jouissance et satisfaction aux non producteurs », mais cet « arrêt des bras » constituet-il toute la Révolution ? Les premiers adeptes de l’idée de grève générale le croyaient et c’est la conceplion qui préside aux décisions que prirent à ce sujet ou aux débats que tinrent sur ce point certains congrès socialistes ou corporatifs. Mais les militants ne voient aujourd'hui dans le refus collectif du travail que le « premier temps » de cette bataille décisive. Le second, le plusimportant, consistera dans l’expropriation même, «la mainmise révolutionnaire (1) » sur le système productif par la classe ouvrière. Cette phase sera probablement violente : tout dépendra «des résistances à vaincre » dit M. Griffuelhes (2); elle ne peut pas être pacifique, d’après M. Yvetot en face d’un gouvernement « qui, pour sauver l’ordre social bourgeois menacé, établirait la terreur, organiserait la répression (3) ». On ne peut pas compter pour l’accomplir sur des mouvements de masse. « La Révolution, quel que soit son stimulant, ne saura être acceptée par tous. Une minorité... suscitera le mouvement (4)... » Cette minorité devra se composer essentiellement de membres «des corpora-

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