L’Action syndicaliste, p
tions les plus indispensables (1) » qui, en cessant le travail, imposeront « l'arrêt des bras » tout au moins, aux plus récalcitrants. Enfin, s’il est impossible de fixer l’époque de cette action finale, il est certain, qu'’exigeant & une plus forte éducation sociale, une grande expérience dans la lutte, une profonde connaissance du milieu social (2) » elle ne saurait intervenir qu’à la suite de chocs préliminaires de plus en plus étendus, grèves corporatives généralisées et grèves générales locales (3).
Les théoriciens ne donnent pas ordinairement des définitions aussi concrètes de la grève générale. Sans doute M. Berth s'est-il attaché à montrer que le bénéfice réel des conflits ouvriers consistait surtout dans l'acquisition par les travailleurs des notions nouvelles d'unité prolétarienne nationale et même internationale qui fondent la conception de la grève générale ; sans doute a-t-il défini très nettement les deux temps que celle-ci comporte (4). Mais nous savons que comme les autres philosophes de l'école, il se soucie peu de formuler « des recettes pour faire bouillir les marmites de l’avenir » : ce qu’il semble
considérer essentiellement c’est l’idée de grève gené-
1.M. Yvetot cite op. cit., les transports, les mines, l'éclairage, l'alimentation.