‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 121 sur 135 · Cf. Pourget, La Confédération générale du travail · texte numérisé non relu

Cf. Pourget, La Confédération générale du travail

4. Cf. Révolution sociale ou évolution juridique passim. — Cf. également Marchands intellectuels.., novembre 1907.

rale, en tant que création même de la vie ouvrière quotidienne, par conséquent intuition originale susceptible de servir de base à tout un corps d'idées exclusivement prolétarien.

Cette tendance à apprécier la notion de grève générale d’un point de vue psychologique, nous la saisissons très nettement chez M. Lagardelle. « L’essentiel, dit celui-ci, c’est que le passage de la société capitaliste à la société socialiste soit conçu par les masses ouvrières comme un acte réalisable, qui n’est que le prolongementet le couronnement à la fois d’une longue série d’efforts. Tout le problème se résout alors en une question de capacité de la classe ouvrière que les événements permettront seuls d’apprécier » (1), et il ajoute que dès lors le prolétariat peut « tranquillement remettre ses destinées aux soins de l’histoire ».

M. Sorel a donné à cette conception de la grève générale sa forme la plus parfaite par sa théorie du mythe social. Nous la connaissons déjà par l’application qu’en a fait le même auteur aux descriptions marxistes. Comme ces dernières, la notion de grève générale lui paraît avoir un caractère essentiellement éducatif. C'est un bloc, un tout indivisé d'images intenses « fournissant des bases pour l’activité pratique » et destiné à inspirer l’action quotidienne, mais

Page 1