‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 35 sur 135 · Idem, Cf. notre chapitre III · texte numérisé non relu

Idem, Cf. notre chapitre III

4. Interview donnée en 1869 à un rédacteur du Volksstaat,citée par Labriola, Xarl Marx, chap. IX, in fine.

5. Cf. Puecb, le Proudhonisme dans l'Association internationale des travailleurs. Thèse de Paris, 1907.

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à « tout mouvement social concentré, c'est-à-dire réalisable par des moyens politiques » (1). Enfin la préface rédigée avec Engels, pour le Manifeste, en 1872, déclare que les principes généraux formulés en 1847 « demeurent, tout compte fait, d’une justesse parfaite » (2). Sans doute, les événements ont-ils opposé des démentis partiels aux espérances d’alors. Marx ne croit plus que la classe ouvrière soit capable, à la suite d’une révolution victorieuse, de « mettre en marche pour son service propre ».… « le mécanisme politique existant ». L'éducation du prolétariat ne se réalisera qu’à travers « de longues luttes et toute une série de progrès historiques qui transformeront les circonstances et les hommes » (3).

Le vague même de cette dernière formule prouve que ces progrès et ces luttes sont conçus par l’auteur de la Commune de Paris comme devantse produire sur le terrain politique comme dans le domaine économique. Il n’est pas du tout sûr que la démocratie sociale ait excité «la douce hilarité » de Marx aussi souvent que le pense M. Arturo Eabriola (4). En reculant indéfiniment le but qu'il avait cru si

1. Lettre à Kugelmann (Mouvement socialiste, octobre 1902). — Cf. notre chap. HI.

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