Confession d’un Révolutionnaire, p
connue mène le monde » (1), s’écriant : « Mais que signifient les idées ? Que représentent-elles ? les intérêts ? Que veulent-elles ? le service des intérêts (2)? » On se plaît aussi à rappeler le soin qu’il a mis, en divers endroits de son œuvre, à établir la filiation de la situation économique aux événements politiques, à proclamer, par des comparaisons suggestives, la supériorité des fonctions proprement économiques (3). Il ne nous semble point, cependant, qu’il y ait ici une contradiction. Notons d’abord qu’il est possible, sinon légitime, d'attribuer à Proudhon une conception de l'idée très différente et très éloignée des nébulosités hégéliennes. Le philosophe qui, dans l’ouvrage auquel il attachait le plus d’importance, a donné cette formule : «l'idée avec ses catésories naît de l’actionet doit revenir à l’action à peine de déchéance pour l’agent », qu’il n’a pas craint de préciser en déclarant que « l’idée abstraite est sortie de l’analyse forcée du travail : avec elle le signe, la métaphysique, la poésie, la religion et finalement la science qui n’est que le retour de l'esprit à la mécanique industrielle » (4), ne peut-il être considéré comme l'ancêtre le pius direct du pragma-