‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 43 sur 135 · Cf. Proudhon, Correspondance, VII, p · texte numérisé non relu

Cf. Proudhon, Correspondance, VII, p

de l’univers » (1). En d’autres termes, le progrès est bien « le première loi de l'humanité ainsi que de tous les êtres organisés et vivants... » (2), mais c’est là le côté formel, logique du mouvement qui, dans son essence, constitue le développement d’une idée, dont la réalisation prédéterminée tire en quelque sorte à elle toute l’évolution historique. Quelque originale que puisse être, par sa démonstration et ses applications, une telle conception, elle ne s’en rattache pas moins étroitement à la métaphysique hégélienne. Cette influence n’est pas moins apparente, si l’on examine les voies par lesquelles le règne dela justice s'établit sur la terre.

Sous quelle forme ce mouvement vers le mieux (3) apparaît-il dans l’histoire ? Et peut-on se le représenter comine une marche régulière et continue se déroulant sans heurts vers le but final. Nullement. L'antagonisme, âme de la dialectique hégétienne, constitue, selon Proudhon, la loi fondamentale de l’humanité aussi bien que de la nature, indispensable au mouvement social (4). Il n’a pas pour objectif « une destruction pure et simple... l’extermination pour l'extermination; il a pour but la production d’un

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