La Guerre et la Paix, t. Il. Conclusions
ordre toujours supérieur, d’un perfectionnement sans fin ». Le rôle de la guerre, quiest sa forme concrète & c’est de donner le branle à toutes les facultés humaines, par là de créer au centre et au-dessus de ces facultés le droit (1), de l’universaliser et à l’aide de cette universalisation du droit de définir et de lancer les sociétés » (2). L’antagonisme est donc à la source. de l’histoire et la guerre qui le traduit apparaît comme «le phénomène le plus profond, le plus sublime de notre vie morale... » (3). Mise au service de la force (4), au cours d’une première période politique et législative, elle affirme ce droit de la force sans lequel « l'édifice entier de la justice s'écroule » (5), opposant « sans cesse à l’idée régnante une idée nouvelle » (6) et établissant tout régime «en contradiction de celui qui l’a précédé » (9). Ainsielle introduit la vie humaine « dans la voie de la justice ». Mais elle ne saurait jouer ce rôle et rester légitime qu’en tant que les hommes qui s’y livrent restent soumis «aux lois du travail, du sacrifice, dela frugalité » (8), sinon, elle se déprave et « devient sus-
1. Le droit est pour Proudhon la reconnaissance des facultés humaines dans leur intégralité.
. Guerre et Paix, passage cité.
. Ibid.
. Principe de mouvement et de vie.
. Ibid.
. Mélanges, 1, 24.
. Confession d’un Révolutionnaire, p. 54.
. Guerre et Paix, passage cité.