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pecte ». Elle a ainsi perdu sa raison d’être sous son premier aspect, mais elle réapparaitra et contribuera dans une sphère nouvelle à accélérer l’effort vers le mieux. La justice économique qui constitue l’apogée et le but triomphal du « mouvement universel » s’établira encore par «la lutte ou concurrence des forces ; non plus lutte armée et sanglante mais lutte de travail et d'industrie d’après le principe que: comme le héros se fait connaître aux coups l’ouvrier se juge à l’œuvre » (1). Ce n’est peut-être plus la guerre, avec le cortège d’images que nous attachons d'ordinaire à ce mot, mais c’est une activité qui exige les mêmes qualités et suppose une âme identique. Créatrice d’équilibres provisoires dont elle entre-choquait les éléments, pour donner naissance à des équilibres plus parfaits, la loi suprême d’antagonisme tend ainsi vers la réalisation de la justice, faculté souveraine de l’âme, et la vie humaine — entendons au sens proudhonien l’évolution sociale — envisagée à travers les chocs politiques et les luttes pacifiques du travail « peut se définir une ascension de la nature vers l'esprit » (2).
Par sa conclusion comme par son point de départ, la philosophie proudhonienne de l’histoire affirmeson caractère foncièrement idéaliste. Le Progrès, la Jus-