‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 49 sur 135 · Capacité, 2° partie, p · texte numérisé non relu

Capacité, 2° partie, p

5. La Lutte des classes en France, p.2. Sous Louis-Philippe seule une fraction de la bourgeoisie française régnait. C’étaient

les banquiers, les rois de la Bourse et des chemins fer,les possesseurs des mines de charbon et de fer, les propriétaires de forêts.

J. Muller 5

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du capitalisme. Et cela apparaît d’autant mieux que c’est en 1848, au moment où la lutte s’engage contre cet État monarchique et unitaire où la bourgeoisie n'avait vu « qu’un moyen de consolider sa position acquise, et par les emplois et le budget de se créer un nouveau champ d'exploitation et de fortune » (1), que la classe ouvrière commence, d’après Proudhon, à prendre conscience d’ellemême, c'est-à-dire à se distinguer de la classe bourgeoise et à en séparer ses intérêts (2), c’est, après 1989, la grande date pour l’auteur de la « Capacité ». La Révolution de février pouvait être « la liquidation de l’ancienne société » (3) et Proudhon crut peutêtre un moment que les temps étaient enfin venus. La « mystification du suffrage universel » (4) et la routine jacobine, prisonnière des souvenirs de 1795, ont compromis la cause de la démocratie, de même que « faisant de la république avec leurs souvenirs de collège » les démocrates de 1793 «ont retardé laRévolution d’un demi-siècle » (5). Mais «il est certain que la démocratie qui n’est autre chose... que le parti du mouvement et de la liberté ne peut s’effacer de l'histoire pour les contre-sens et les naïvetés

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