‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 50 sur 135 · Idées révolutionnaires. La réaction · texte numérisé non relu

Idées révolutionnaires. La réaction

de 1848 » (1). A cette date le socialisme « s’emparant de cette multitude inorganique » qui constituait la plèbe ouvrière « lui a donné sa première ébauche, il en a fait un corps à part, lui a soufflé une pensée, une âme» (2). Depuis lors un ensemble de faits « attesie chez les classes ouvrières une révélation jusque-là sans exemple de leur conscience corporative ; il prouve qu’une moitié et plus de la nation française est entrée sur la scène politique portant avec elle une idée qui tôt ou tard doit transformer de fond en comble la société et le gouvernement » (3) s'étant révélée elle-même comme existante,la classe ouvrière acquiert donc ensuite la conscience de son idée, c’est-à-dire de sa réalité profonde. Nous savons que, selon Proudhon, le progrès est le mouvement de l’idée. Lorsque dans une nation la classe supérieure a «perdu le sens el la direction du mouvement, c’est à l'inférieure de s'en emparer » (4). Or la bourgeoisie n'a plus d’idée : après avoir servi un moment le progrès, elle le nie à présent par sa stérilité. Le rôle de la classe ouvrière va commencer dans la mesure où « elle se comprend elle-même dans ses rapports avec l'État, la nation et l’ordre universel », où «elle possède une idée » (5).

. Philosophie du Progrès, avant-propos.

. Capacité, 1'e partie, p. 12.

. Capacité, chap. IL, 2° partie.

. Capacité, avant-propos, p. 5.

. Capacité, 2° partie, chap. [*.

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