‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 51 sur 135 · COLE © D · texte numérisé non relu

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Qu'elle est cette idée ? Proudhon, remarquons-le, nous avertit que si « les classes ouvrières possèdent une idée qui correspond à la conscience qu’elles ont d’elles-mêmes et qui esten parfait contraste avec l’idée bourgeoise... on peut dire que cette idée ne leur a été révélée que d’une manière incomplète, qu'elles ne l’ont pas poursuivie dans toutes ses conséquences, et n’en ont pas donné le formulaire (1) ». Autrement dit, nées à la vie politique en 1848, ces classes supportent le poid des naïvetés et de contresens qui ont fait avorter le mouvement et piétinent sur place «surtout par le fantaisisme gouvernemental qu'elles ont reçu d’une bourgeoisie in extremis (2) ». Cette idée qu’elles n’ont pu formuler Proudhon va la développer.

Elle a son point de départ dans une loi qui domine l’humanité. L’homme pour alimenter son corps et s on esprit, fin primordiale, est astreint au travail. « Maïs ce travail ne lui procure, terme moyen,que le juste nécessaire ; la pauvreté, telle est notretroisième fin. Travail, sobreté et prudence... voilà notre loi. Avant d’être un guerrier l’homme dans les prévisions de la nature est un ascète(3). » C'est là notre destin et quels que soient les progrès de la production,ilsne nous assureront jamais que le pain quotidien du

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