‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 61 sur 135 · Capacité, 2° partie, chap. I in fine · texte numérisé non relu

Capacité, 2° partie, chap. I in fine

tions de la démocratie ouvrière qui « ne vise à rien moins qu’à opérer à son bénéfice une révolution économique et sociale(r). Et si Proudhon a attaché une telle importance au manifeste des soixante, il n’en faudrait pas conclure que la pratique qu’il souhaitait consistait essentiellement en une action politique et parlementaire : la manifestation de l’autonomie sur le terrain politique lui apparaissait sans doute comme la promesse et le premier acte de l'œuvre d'émancipation économique que réaliseraient les classes ouvrières à l’aide de leurs seules forces et de leurs moyens propres. Il devait mourir trop tôt, pour constater dans la première manière de l'Association internationale desiravailleurs, une tentative pour transformer pacifiquement les sociétés au nom de la justice. Sans doute eût-il salué dans le mouvement corporatif —- réformiste à ses débuts et Jégalitaire — qui est à la base de cette tentative, l’'ébauche de ces « compagnies ouvrières » idéales où il voyait les cadres de l’organisation économique future.

CoNCLUSION

C’est au nom et en fonction d’une certaine métaphysique des mœurs que Proudhon affirme l’opposition des classes ouvrières et de la bourgeoisie, et c’est

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