‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 64 sur 135 · Cf. Guillaume, op. cit., t. I · texte numérisé non relu

Cf. Guillaume, op. cit., t. I

sation des sociétés de résistance toujours plus nombreuses. Elle n’a pas cessé de constituer en France un état-major sans troupes proprement ouvrières.

L'Allemagne lui fournit principalement des proscrits, intellectuels révolutionnaires ou artisans. Genève et Bâle en Suisse et la région belge semblent avoir assuré, presque seules, son recrutement dans la grande industrie (1).

L'Association internationale des Travailleurs ne paraît donc nullement avoir groupé le prolétariat de la machine, tel qu’il est défini dans le Manifeste communiste et le Capital, soit parce qu’en bien des endroits ilétait encore à naître, soit que déjà né il poursuivît des fins immédiates indépendantes du point de vue politique de classe.

B. — L'idéologie

Ce n’est point par hasard que l’Internationale naquit à la suite d’un meeting tenu à Londres en faveur de la Pologne opprimée. Cette manifestation d’idéologie démocratique ne semble pas être un simple prétexte puisqu’au programme du EI Congrès qui devint la Conférence de Londres en 1865, on peut noter ces questions significatives :

De la nécessité d’anéantir l'influence russe en Europe par

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