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J. Muller 7
sociale que par l’ensemble das intérêts communs (1).» Il semble donc qu'il y ait chez les éléments français de tendances proudhoniennes une notion séparatiste de la classe beaucoup plus forte que dans les groupes qui suivent l'inspiration marxiste. Mais ce séparatisme n'implique point l’idée d’une lutte révolutionpaire à mener contre la bourgeoisie. Il apparaît surtout aux artisans français comme ayant une valeur organisatrice, par la création d’institutions ouvrières autonomes qu’il comporte. Et sans doute c’est Marx qui fit voter à Genève, en 1866, la résolution où les syndicats qualifiés de «foyers d'organisation » sont comparés aux municipalités et aux communes qui furent le noyau dela société politique bourgeoise (2). Mais il est à remarquer que cette idée est absente des premiers ouvrages de Marx où la coalition « ouvrière n'apparaît que comme la formation de combat antérieur au «mouvement social concentré »; c’est moins, d’autre part, sur le modèle des sociétés de résistance que sur celui des «compagnies ouvrières » proudhoniennes que les internationalistes français conçoivent les créations positives du prolétariat. C’est grâce à eux vraiscmblablement que se répandra de plus en plus dans l'Association l’idée que l’organisation de la société future devra se