‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 82 sur 135 · Zévaès, p · texte numérisé non relu

Zévaès, p

enfin réalisée par l'égale et complète satisfaction des besoins

de chacun et de tous (x).

Nous pourrions multiplier les citations et rappeler que M. Guesde n’a pas hésité à déclarer que la durée du travail nécessaire à la consommation pourrait être infiniment réduite. Ces quelques textes suffisent à établir que dans la conception démocratique de la lutte de classes, le conflit se réduit à une lutte pour la consommation. Le socialisme guesdiste est un socialisme des besoins où les considérations relatives à la production et à son avenir tiennent fort peu de place. Ce point de vue, dira-t-on, n’est pas particulier au guesdisme : il domine toutes les doctrines de transformation sociale. L’égalitarisme économique est en effet à la base de la plupart des

doctrines socialistes, parce qu'elles sont presque toutes d’essence démocratique. Néanmoins, nous

avons purelever chez Marx une note assez différente. Si la bourgeoisie capitaliste doit céder la place au prolétariat,c’est qu’elle succombe à l’œuvre gigantesque qu’elle entreprit. Il ne faut pas que l'immense essor de forces productives qu’elle eût le mérite de déchainer aboutisse à une faillite. La classe ouvrière puise son droit dans la conscience du rôle qui lui incombe, et non pas dans quelques abstractions idéologiques. Ce droit, c’est celui de

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