Congrès du parti tenu à Lyon en
3. Congrès du parti tenu à Marseille et Nantes, 1892 et 1894.
4. Congrès du parti tenus à Romilly et Lille, 1895 et 1896. Cf. ZLévaès, p. 240 à 246.
5. L'Égalité, 21 juillet 1880, article cité par M. Sorel (préface à l’Histoire des Bourses du travail de F. Pelloutier).
élections de 1893 le Parti ouvrier publie un manifeste aussi prudent dans le fond que vague dans la forme, et l'adresse aux électeurs ne marque pas moins la préoccupation de gains électoraux assez considérables pour permettre une action parlementaire efficace (1). Dans la période qui suivra, l'effort de la représentation socialiste au Parlement s’attachera à créer une législation sociale (2) c’est-à-dire à établir pacifiquement les rapports d’un ordre nouveau que l’on demandait originairement à l'insurrection de créer tout d’une pièce. Plus la poussée socialiste sera forte dans le corps électoral, et plus le parti ouvrier affirmera son esprit réformiste, nous disons bien le Parti ouvrier et non pas la représentation socialiste au Parlement, puisque M. Jules Guesde exposant en 1896 à la tribune la solution collectiviste s’exprimait ainsi :
... Comme vous lui (à la classe ouvrière) avez mis en manis le suffrage universel et que vous n'êtes pas de taille à le luireprendre, rien que par cette arme légale, elle deviendra
fatalement et avant peut maîtresse du pouvoir (3)...