‹ L'idée de paix perpétuelle de Jérémie BenthamChapitre 10 sur 17 · Raynal, cité Aa.a& Analhème à la guerre, p · texte numérisé non relu

Raynal, cité Aa.a& Analhème à la guerre, p

pourrait l'affaiblir et laisse froidement s'accomplir, sous ses yeux, les pires forfaits, heureux de n'en être pas victime » (1).

Ces critiques semblent justifiées. On a calculé que le total des charges militaires de l'Europe, pendant une période de dix ans, constitue une dépense improductive de quarante milliards. En même temps il ne faut pas oublier que ces armées, sans cesse en présence, sont une menace terrible pour la paix. On les a très justement comparées au paratonnerre attirant la foudre. Pratiquement, peut-on s'en passer ? Peut-on, seulement, sans s'exposer à de graves risques de défaite, les réduire dans une certaine proportion et, dans ce cas, comment établir cette proportion ? La question est ardue. Bentham en reconnaît les difficultés. S'il n'existait que deux puissances, dit-il, le problème ne serait pas si dur. Le malheur est qu'il y en a plusieurs.

Si vous étiez seule, je concluerais volontiers avec vous un traité de désarmement, dira la France à l'Angleterre, mais je dois songer à me défendre contre la Prusse, la Turquie, la Russie... Existe-t-il une solution pacifique satisfaisant tout le monde ? Bentham l'a-t-il trouvée ?

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