‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 134 sur 331 · CRÉMIEUX ET LES AUXILIAIRES ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

CRÉMIEUX ET LES AUXILIAIRES ÉTRANGERS

engagements dans la même journée, afin de toucher triple ou quadruple prime1. On répétait que « le temps des armées permanentes était passé, que l'heure des armées populaires allait sonner à l'horloge de la victoire2 »; et, par une dernière réminiscence de 1792, on faisait bon accueil à une lettre publique, datée de Hambourg et de novembre 1870, et dans laquelle le colonel d'Andlau, plus tard sénateur, appelait de ses regrets et de ses vœux l'époque où des commissaires civils, armés des lois de la Convention, menaçaient la tête des généraux et ne leur laissaient d'autre alternative que de vaincre ou de mourir3.

La tradition révolutionnaire, encore, et les récentes leçons de l'humanitarisme, conviaient le parti républicain à être aussi hospitalier pour les étrangers qu'ombrageux à l'endroit de l'armée nationale. Crémieux proposait qu'on formât un corps de cavaliers polonais 4. En vain Jules Favre, ïrochu, Fourichon voulaient-ils éconduire tout officier ou soldat étranger, et nommément Garibaldi5 : Crémieux, encore, passait outre6. Il sem-

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