Fiaux, op. cit., p
2. Réimpression du Journal officiel, 21 mars, p. 17. — Fiaux, op. cit., p. 112.
3. Dès juillet 18G8, dans le Réveil, Delescluze. souhaitait une Europe unie, mère de l'humanité (Etats-Unis d'Europe, 21 janvier 1875).
4. Réimpression du Journal officiel, 11 mai, p. 527. — Même cri à la fin du manifeste du Comité central de l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés (Réimprettion du Journal officiel, 8 mai, p. 502). C'est par le même cri : « vive la République démocratique et sociale universelle! » que se terminait la proclamation de Ranvier et Gustave Flourens prenant possession de la mairie du XX* arrondissement (Réimpression dit Journal officiel, 26 mars, p. 48).
5. Réimpression du Journal officiel, 31 mars, p. 103 : «Considérant que le drapeau de la Commune est celui de la République universelle... »
G. Réimpression du Journal officiel, 25 mars, p. 35. — « Garibaldi,
l'idée de la république universelle i43
son fils Menotti est l'objet d'une élection dont il décline l'honneur1 ; que Dombrowski, un Polonais, est investi du commandement de la place de Paris2, et qu'autour de lui se pressent d'autres auxiliaires exotiques qui s'appellent Rozwadowski, Kamienski, Rogowski, Gyôrôck, Lukkow, Wroblewski : ayant fait blanc de leur épée, entre 1848 et 1870, dans les diverses émeutes européennes, ils étaient tous comme les officiers prédestinés d'une armée nouvelle, dont la Commune ménageait les premiers cadres, armée cosmopolite mise au service de la « liberté3 ». Rousselle, chargé de relever et de soigner les blessés de la Commune, s'intitulait « directeur général des ambulances de la République universelle4 ». La « section républicaine belge des Etats-Unis d'Europe », et la Société démocratique de Florence acclamaient dans Paris le « Spartacus des nations », et dans la Commune un mouvement cosmopolite pour l'émancipation des peuples5. Telle était l'ampleur de l'idée de République que, lentement, elle englobait et écra-
retourné à Caprera, avait refusé le périlleux honneur de commander l'armée de la révolution, par une lettre d'une finesse italienne. » (Fiaux, op. cit., p. 242.)