Fiaux, op. cit., pp
4. Réimpression du Journal officiel, 23 avril, p. 349, et 1" mai, p. 434.
5. L'adresse de la Société démocratique de Florence se trouve dans la Réimpression du Journal officiel, 28 avril, p. 410, et l'adresse de la section belge dans la même Réimpression, 29 avril, p. 419. — Cf. le mémoire adressé par le Comité d'émigration polonaise à l'Assemblée nationale, le 5 juillet 1871, expliquant que les Polonais sont séduits par les phrases humanitaires de la Commune et par ses promesses de délivrance de tous les peuples (Bourloton et Robert, la Commune et ses idées à travers l'histoire, p. 175. Paris, Germer-Baillière, 1872).
sait celle de patrie : l'heure était proche où ce dernier terme serait suspect. Le 13 mai, on voulut féliciter, pour un fait d'armes, le 128e bataillon : l'on déclara, de prime abord, qu'il avait bien mérité de la patrie et de la Commune, puis, corrigeant le compliment, on substitua, pour l'affichage, le mot de République au mot de patrie1.
C'est dans une lettre de Garibaldi que l'on saisit le point d'aboutissement des rêves hétérogènes dont la Commune marquait l'avènement : croyant
1. Réimpression du Journal officiel, 13 mai, p. 545. — Ce n'est point ici le lieu de retracer en détail les démarches que commit, sous la Commune, une fraction de la maçonnerie parisienne : elles furent, d'ailleurs, officiellement désavouées par les membres du Conseil de l'Ordre; Agricol Perdiguier, l'un des chefs les plus écoutés du « compagnonnage », refusa formellement de s'y associer, et la plupart des narrateurs de l'insurrection n'y attachent qu'une médiocre importance, soit qu'ils y voient, avec Louise Michel, un pittoresque archaïsme, soit qu'ils y devinent, avec Cluseret, une «immense plaisanterie». Mais il convient de relever que l'idée de République universelle inspirait ces démarches. Lorsque le cortège maçonnique, avant de planter sur les remparts ses étendards pacificateurs, passa par l'hôtel de ville, Félix Pyat et M. Léo Meillet lui firent accueil : le premier félicita les maçons de protester ainsi contre les balles homicides et les boulets fratricides au nom du droit et de la paix universelle; et le second leur confia le drapeau rouge frangé d'or, symbole de l'émeute, pour attester que « la Commune partageait leurs doctrines humanitaires et, comme eux, désirait la paix universelle entre tous les membres de la grande famille humaine ». Un vénérable maçon, Thirifocq, empoigna le drapeau, comme un gage d'union indissoluble entre la Commune et la franc-maçonnerie du monde entier. La promenade aux remparts suivit. Versailles ayant refusé de traiter avec la Commune, cette élite maçonnique, s'associant un certain nombre des compagnons de Paris, somma tous les Frères de la maçonnerie universelle de prendre l'arme vengeresse et de sauver Paris, la France et l'humanité. Deux ballons partirent, recelant, à destination des loges de province, l'appel que Paris, « tête du progrès humain », adressait à la maçonnerie universelle. — Voir sur ce« incidents : Réimpression du Journal officiel, pp. 350, 380, 396, 397, 411, 425, 427,437,443, 475, 476, 529, 530, 591, 652;— puis l'ouvrage anonyme les Francs-Maçons et la Commune de Paris (Paris, Dentu, 1871); — Thirifocq, Amnistie : plus d'état de siège (placard daté du 29 juillet 1872); — Chaîne d'union, septembre 1875, pp. 699-702; — Perdiguier, Patriotisme et Modération, p. 57 (Paris, chez l'auteur, 1871); — Cluseret, Mémoires, II pp.. 56et suiv. ; —Louise Michel, La Commune, 2°" édit., pp. 227-237 (Paris, Stock, 1898); — Troubat, le Mont-Ganelon, pp. 28-29 (Compiègne, 1885).