‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 149 sur 331 · Flourens, op. cit., p · texte numérisé non relu

Flourens, op. cit., p

n'adhéra pas au programme de Flourens : alors, jugeant son héroïsme incompris, il attacha son nom à la journée du 31 octobre 1870 et aux débuts de la Commune. Dans toute la France d'alors, un seul homme à ses yeux faisait son devoir : c'était Garibaldi. Que ne le laissait-on, lui Flourens, ou que ne laissait-on son cher Garibaldi, « général bien-aimé1 » , ramasser en tous lieux, sans appareil militaire, des bataillons de francs-tireurs2, et mener brillamment à terme une guerre de partisans? Les soldats du César allemand, refoulés jusqu'au Rhin, laisseraient libres, à jamais, le temps et l'espace, pour une « ère nouvelle de régénération, d'égalité sociale, de justice et de paix universelle3». S'il avait été loisible à la Ligue de la Paix et de la Liberté, entre 1867 et 1870, d'organiser une force armée pour la défense ou le triomphe des démocraties européennes, Flourens était tout désigné pour en prendre le commandement. Il dut se contenter de cinq cents tirailleurs4, à la tête desquels il périt, à l'aube d'avril, dans l'une des sorties qu'essayèrent les troupes de la Commune ; et son trépas, peut-être, fut assez prématuré pour qu'il pût, en expirant, garder quelques illusions sur

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