‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 153 sur 331 · Fiaux, op. cit., p · texte numérisé non relu

Fiaux, op. cit., p

3. Réimpression du Journal officiel, 22 mai, p. 631. — Cf. les articles du général Bourelly dans le Correspondant des 25 mai, 10 juin et 25 juin 1901.

tionnaires : une proclamation du peuple de Paris apprit à Tannée de Versailles, le 24 mai 1871, que « l'heure du grand combat des peuples contre leurs oppresseurs était arrivée1 » : l'armée de Versailles passa outre, et mit un terme précoce au grand combat.

Avant de succomber, la Commune avait inscrit dans notre histoire une page dont le patriotisme français garde un âpre souvenir : ce fut le renversement de la colonne Vendôme. On a parfois considéré ce sacrilège comme un coup de folie ; et l'on a rendu la Commune responsable de l'état l'esprit qui provoquait de pareils égarements et de l'état d'esprit qui les tolérait. « Monument de barbarie, symbole de la force brute et de la fausse gloire, affirmation du militarisme, négation du droit international, insulte permanente des vainqueurs aux vaincus. » C'est en ces termes que la colonne était flétrie, dans ce décret du 12 avril qui fut son arrêt de mort2, et dont Pyat eut l'initiative. Mais ces termes encore ne sont point d'une langue nouvelle ; ils sont exactement la langue que certains humanitaires, étrangement insouciants de nos gloires historiques, avaient peu à peu acclimatée, vers la fin de l'Empire, dans les cercles républicains.

Relisez, d'autre part, les longs et filandreux considérants du pacte conclu entre la Commune et l'ingénieur qui se chargeait du renversement de

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