‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 190 sur 331 · Deluns-Montaud, op. cit., XI, p · texte numérisé non relu

Deluns-Montaud, op. cit., XI, p

5. C'est ainsi, par exemple, qu'ayant demandé à Romans, le 18 septembre 1878, la « centrante nationale », il fut accusé d'être césarien (Reinach, le Ministère Gambetta, p. 117).

suprême rengaine — il nous suffit, à nous, qu'ils nous offrent, en leur assemblage, une image vraie de Gambetta. Nous voilà loin des pédagogues qui tentaient d'exploiter au profit du protestantisme libéral la réorganisation de notre enseignement national1; nous voilà loin de cette historiographie mesquine, oùse soulageaient sous le second Empire, les colères républicaines, et qui parlait de l'ère napoléonienne comme les historiens de l'Eglise parlent de la captivité de Babylone ; nous voilà loin de ces idées cosmopolites dont tant de consciences avaient été troublées, et que Gambetta, au dire de M. Joseph Reinach, « ne jugeait pas seulement prématurées, mais encore, par elles-mêmes, malsaines ou corruptrices » 2.

« Gambetta, écrit encore M. Joseph Reinach, savait le secret de l'uniforme, et ceux qui portaient l'uniforme ne l'ignoraient pas. Aussi presque tous, sans distinction d'origine ni d'opinion, — car ils reconnaissaient que sa volonté était d'arrêter les questions de parti à la porte des corps de garde — l'aimaient, l'estimaient, le tenaient pour un des leurs3... Passionné pour la politique, pour le triomphe de son parti, il y devenait indifférent sur le terrain des questions militaires 4. » C'est en 1884 — mais un anachronisme est-il à craindre? — que M. Joseph Reinach publiait cet hommage. Pareillement, le colonel auquel on doit les récentes études sur la Nation et

1. Voir Goyau, l'Ecole d'aujourd'hui (Paris, Perrin, 1899). 1. Reinach, le Ministère Gambetta, pp. 370-371.

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