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LA QUESTION D'ALSACE

teur Louis Leblois, de Strasbourg *; il était peut-être, là-bas, leur seul ami. Que la Ligue, comme l'écrivait avec joie, dès 1873, Charles Lemonnier, fût « le seul point du monde où des Allemands et des Français se donnassent loyalement et sincèrement la main2 », c'était un médiocre titre à la confiance des Alsaciens: l'Alsace aimait mieux regarder vers Paris que vers Genève, vers Gambetta que vers Garibaldi.

Les prédicateurs d'internationalisme. — Garibaldi : ses colères injurieuses contre la France. — Victor Hugo : son vieil antimilitarisme (Châtiments, William Shakespeare) ; sa vision des Etats-Unis d'Europe ; le chêne d'Hauteville-House. — Ses dernières années : « Au xx° siècle, la guerre sera morte, les frontières seront mortes, l'homme vivra. » — Démarche de Lemonnier au moment des funérailles d'Hugo. — Les auxiliaires, parlementaires ou publicistes.

En rapprochant ici les deux noms de Gambetta et de Garibaldi, nous n'essayons point une opposition factice. L'un, ramassant sur la patrie blessée l'ardeur de son âme, symbolisait à cette époque, en toute sa pureté, le patriotisme national; l'autre au contraire, laissant absorber sa lasse vieil-

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