‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 223 sur 331 · Monde maçonnique.. 1873-1874, p · texte numérisé non relu

Monde maçonnique.. 1873-1874, p

3. Monde maçonnique, 1873-1874, p. 509. — Caubet reproduisait, dans ce périodique, la lettre d'un maçon anglais lui écrivant : « La maçonnerie anthropologique seule est apte à réaliser l'unité humaine. » {Monde maçonnique, 1873-1874, p. 424.)

adressait un message à la Vérité, revue maçonnique de Lausanne, pour réclamer des convents universels en vue de la fédération de tous les peuples1. A la loge Alsace-Lorraine elle-même, un visiteur, qui n'était autre que le grand orateur du suprême Conseil, dessinait les futures républiques sur la carte des États-Unis d'Europe, et promettait tout tranquillement d'accepter les nouvelles républiques sur le pied d'égalité2 » : à l'arrogante sûreté de son langage, on eût cru entendre le Premier Consul. Un orateur, assez aventureux pour que le chroniqueur maçonnique remplaçât ses propos par des lignes de points, expliquait à la Jérusalem écossaise que son idéal reposait sur la fédération universelle3, et l'on en fêtait l'aurore, à l'Aménité du Havre4, par un impétueux échange d'étreintes entre maçons français et maçons anglais. Un enterrement dans le Cantal5, un baptême au Havre6, une séance de poésie à Lyon7, une souscription patriotique à Nontron8, un bal à Bordeaux, servaient de prétexte à des déclarations de cosmopolitisme. Ne voyait-on pas, dans ce bal, offert par une loge bordelaise, « l'Espagnole faire vis-à-vis à l'Italien, la Turque au

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