‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 293 sur 331 · Bulletin du Grand-Orient, 12 septembre 1893, pp · texte numérisé non relu

Bulletin du Grand-Orient, 12 septembre 1893, pp

3. Voir dans la Chaîne d'union, 1879, p. 320, le curieux interrogatoire infligé à un officier, en loge, sur ce qu'il ferait en cas de coup d'Etat; — et comparer la conférence du F.*. Vezien, le 4 août 1880, au temple "les Amis de l'honneur français. «L'orateur, sous-officier depuis dix-huit ans, espère voir la franc-maçonnerie pénétrer de plus en plus dans l'armée, ann d'en chasser l'esprit autoritaire et jésuitique qui y est encore inféodé, et empêcher, par ce fait, les craintes que peuvent avoir les citoyens sur la conduite de celle-ci en cas d'événements graves... Il estime qu'il serait sage de ne plus poser, à l'avenir, aux néophytes militaires sollicitant là faveur d'appartenir à notre sublime institution, que des questions humanitaires et non militaires dont on ne comprend pas toujours la portée, attendu qu'on ne peut nier que l'obéissance, sans être passive, dois cependant être de nature â amener les soldats à exécuter les ordres donnés par leurs chefs, chaque fois que ces ordres ne sont ni contraires

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aux militaires de tous grades1 , le vote de mesures destinées à assurer la neutralité des chefs de corps en matière philosophique et confessionnelle2, furent d'abord mis à l'étude. Puis on chercha les moyens de rendre notre France plus avare d'applaudissements lorsque ses généraux lui rapportaient quelque gloire3: une loge se trouva, proche de Paris, pour protester contre l'allégresse qui avait fêté le retour du général Dodds4. Mais ce fut la loge parisienne VEquerre qui, grâce à M. Paschal Grousset, ancien membre de la Commune, entreprit, en février 1895, cette téméraire besogne de mettre les Conseils de guerre sur la sellette5; elle fut le point de départ de l'inutile campagne de revision dont le lycée de

à l'esprit de la loi ni à ceux du droit et de la justice. » (Notice historique sur la R. L. le Temple des Amis de l'honneur français, p. 76. Chàteauroux, Majesté, 1882.)

1. Congrès des Loges du Centre, 1894, p. 15 (Gien, Imprimerie républicaine).

2. Vote de la loge l'Etoile polaire, du 17 février 1892, commenté dans l'Echo de l'Atelier, organe de l'Etoile polaire, 27 février 1892. — Le 14 mars, le Conseil de l'Ordre du Grand-Orient renvoie aux membres du Conseil appartenant à la Chambre des députés la résolution de l'Etoile, polaire {Bulletin maçonnique, mai 1892, p. 53).

3. Si l'on voulait épier çà et là, dans la maçonnerie, depuis le 4 septembre, certaines antipathies persistantes contre l'armée, il serait intéressant de relever, en 1878, ces lignes que LéonRicher, fort apprécié de la maçonnerie, osait écrire à l'occasion d'un assassinat commis par un soldat : « Quand on tue par ordre, quand on massacre pour la gloire, on peut bien, la haine aidant, massacrer pour son propre compte » (Etats- Unis d'Europe, 18 juillet 1878), — et de se transporter ensuite, en 1889, à la loge de Cette, où le F.-. Fort, professeur au collège, non sans provoquer quelque protestation dans la maçonnerie toulousaine, demandait la suppression des gens qui font de la guerre un métier, et dénonçait le soldat comme la personnification la plus complète de l'égoïsme (Chaîne d'union, 1889, pp. 145-151 et 222-224).

4. Protestation adressée par la loge Qui?... Vérité! d'Ivry, à la Grande Loge symbolique, le io mars 1893 (Bulletin maçonnique, avril 1893, p. 95.) — La Reçue maçonnique (février 189G, pp. 29-31 et 41) critique vivement la participation de M. Viguier à la cérémonie patriotique de Chatou.

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