‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 305 sur 331 · Jaurès, Action socialiste, p. 512 (article d'août · texte numérisé non relu

Jaurès, Action socialiste, p. 512 (article d'août

2. Jaurès, Revue de Paris, 1er décembre 189S, p. 504. — Cf. Renard, Lettre aux militaires (libr. de la Bévue socialiste, 1896).

3. Enquête de l'Humanité nouvelle, pp. 118-119 : «Toute conception du socialisme autoritaire aboutit nécessairement au nationalisme et au militarisme... Les socialistes sont devenus patriotes, ils sont entraînés par le courant général. » M. Sorel ajoute :>Ona persuadé aux lecteurs des journaux stupides que le droit a été violé par le traité de Francfort et que la justice immanente des choses se chargerait de réparer le crime

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son but, à lui ; pour ces nouveaux venus, l'organisme auquel ils conservent le nom de France est un instrument dont on doit avoir soin, un facteur qu'il importe de protéger. La France ne sera plus, comme le lui reprochait M. Albert Richard, un syndicat d'exploitants au profit d'une classe dite capitaliste et au profit d'une doctrine dite nationale, mais au profit d'une classe dite ouvrière et d'une doctrine dite internationale. Le commun des Français aime la France sans condition; les « internationalistes » du socialisme révolutionnaire réservent à l'idée de patrie beaucoup de haine ou un peu d'amour, selon ce qu'ils augurent de l'attitude de la patrie à l'endroit de leur système.

Il va de soi que cette façon même d'envisager la personnalité delà France — et de l'aimer éventuellement — exclut le maintien de l'institution militaire telle qu'elle existe : lisez à ce sujet le très remarquable discours prononcé par M. Jaurès à la Chambre des députés le 7 mars 1895 '. Cette institution militaire, d'abord, est jugée incompatible avec le régime républicain : « Qu'il le veuille ou non, écrivait dès 1888 M. Fournière, un soldat, qui peut être en son privé un bon républicain, ne peut l'être comme homme public, cela lui est impossible 2. » Voilà le principe posé : il explique, d'une

commis par l'Allemagne. » Et il regrette un discours prononcé par M. Jules Guesde, en 1896, sur la tombe des soldats morts en 1S70. — Cf. Bévue socialiste (novembre 1893, p. 518), article signé Jean Miles : « La masse exagère plutôt la nécessité d'une force armée organisée suivant le mode consacré, et trop souvent même entraîne des représentants socialistes à manifester à cet égard les sentiments les plus chauvins. »

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