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360 l'évolution républicaine (1895-1901)

gile de la «liberté1 »; avant M. Jaurès, les Garnier-Pagès et les Jules Favre rêvaient d'une alliance internationale des démocraties, qui bousculerait les trônes des tyrans et les cartons des chancelleries. Et ce n'est point malgré son humanitarisme, mais à cause de cet humanitarisme même, que le parti socialiste, à la finduxix* siècle, devait logiquement avoir sa place à table, dans cette fraction de la grande famille républicaine qui, oublieuse des fécondes expériences politiques de Gambetta et de Jules Ferry, semble lentement revenue à la foi de son enfance.

1. Aussi M. Paul Passy, maître de conférences à l'Ecole des Hautes Etudes, allègue-t-il le vieux programme républicain pour demander qu'aux armées permanentes on substitue la nation armée et exercée (Enquête de l'Humanité nouvelle, p. 82). Et n'était-ce pas là, en effet, un article du programme de la République démocratique et sociale, affiché dans le XVIIIe arrondissement, en août 18S1, par M. Clemenceau, à rencontre de la politique, plus nouvelle que «républicaine», de Gambetta et de Jules Ferry? (Ferry, Discours et Opinions, V, p. 2.) — Se rappeler, pour mesurer l'évolution des idées, qu'un projet de loi déposé par Gambon à la Chambre des députés, en 1885, et tendant au remplacement de l'armée permanente par une armée nationale sédentaire, n'obtint que douse voix contre 427 (Etatt-Unis d'Europe, 20 juin 1885).

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