CHAPITRE II
I. — L'état d'esprit républicain en 1870. — La «légende des volontaires » : Camille Rousset et Michelet. — Argument tiré de la landwehr prussienne en faveur des utopies antimilitaristes. — Confiance dans les affirmations de certains démocrates allemands; ignorance du travail national de l'Allemagne. — Illusions et résipiscences de Michelet; sa brochure : La France devant l'Europe. — « Personnalité croissante » des nations 98
II. — L'état d'esprit maçonnique en 1870. — Rêve d'une contre-église universelle. — Une colonie prussienne maçonnique à Paris : la loge Concordia. — Ses visiteurs : Colfavru, M. Henri Brisson. — Caractère patriotique des cantiques maçonniques prussiens 107
III. — La veillée des armes. — Au Corps législatif (30 juin 1870) : inquiétudes patriotiques de Thiers ; sérénité antimilitariste de Jules Favre et des gauches. — Au Congrès bàlois de la Ligue de la Paix et de la Liberté (15 juillet 1870) : communications de Pelletan, de Chassin; illusions tenaces de la démocratie française ; vote d'un appel aux peuples de l'Europe. — En loge : message des Enfants de Gergovie. — Le réveil : Sedan 112
IV. — Attitude de l'humanitarisme international au lendemain de Sedan.
— Déclaration du Comité de la Ligue de la Paix et de la Liberté (5 septembre 1870). — Lettre de la maçonnerie italienne aux Frères de France : annonce de l'occupation imminente de Rome. — Appel des Amis philantropes de Bruxelles : invitation à la France de démanteler elle-même ses forteresses, pour accélérer la paix, et même de rejeter Nice, présent fait au César. — Manifeste de la Ligue de la Paix et de la Liberté (21 octobre 1870) ; appel au renoncement de la France : les Etats-Unis d'Europe 119
V. — Où était la patrie en 1870? Discussions et incertitudes du parti républicain. — Distinction entre la France et l'Empire : message des sections françaises de l'Internationale ; circulaire de Jules Favre. — Application des idées républicaines sur la levée en masse : 750 représentants à la tête de la France armée. — Manifestations antimilitaristes dans les départements. — Accueil fait par Crémieux, Duportal et les républicains marseillais, aux auxiliaires étrangers, avant-coureurs de la République universelle : Garibaldi, Train. — Réaction de Gambetta contre la vieille doctrine républicaine. — Son attitude à l'endroit de Rivière et de Garibaldi; ses instructions aux préfets. — Déceptions de Duportal au sujet des armées improvisées, et apologie de l'esprit militaire par Gambetta. 124
VI. — Caractère complexe de la Commune : colères patriotiques, et chimères de la République universelle. — Le mot de République substitué au mot de patrie. — L'union européenne avec Nice pour capitale (Garibaldi). — Rossel « communard » par patriotisme : son histoire, ses déclarations, son attitude. — Flourens « communard » par amour de la République universelle : son antimilitarisme, ses illusions cosmopolites. — Epanouissement des préjugés antimilitaristes du vieux parti républicain: un «civil», Delescluze, successeur des « militaires» Cluseret et Rossel : l'insurrection des bras nus. — Renversement de la colonne Vendôme : symbolisme de cette destruction 140
VII. — Premières désillusions de la maçonnerie. — Rapports entre les Trinosophes de Bercy et la maçonnerie allemande; premières coquetteries de Foussier ; leur lendemain. — Manifeste des Trinosophes et de dix loges parisiennes contre Guillaume et son fils le prince royal ; procès maçonnique qui leur est intenté (29 octobre 1870). — Nouvelle assignation lancée contre eux par la loge Henri 7V(30 novembre 1870).
— Une tentative de Sainle-Vehme maçonnique. — Protestations de la maçonnerie allemande contre un manifeste pacificateur de la loge suisse Alpina 158
VIII. — Attitude chaleureusement patriotique des loges allemandes. — L'unité allemande consacrée par l'unité de la maçonnerie allemande.
TABLE DBS MATIÈRES 407
— Insultes de la maçonnerie allemande contre la Franoe. — Commentaires de François Fabre et de Gaubet. — Rapport de Jean Macé à YAlpina sur la question : « Patriotisme et Maçonnerie ». — Discussion, au grand convent de 1871, sur les rapports futurs avec la maçonnerie
allemande 166
IX. — Attitude du vieil esprit cosmopolite. — Lettre de Macé à un correspondant allemand : crainte des « marchands de despotisme et de gloire militaire », et désir d' « éteindre » la « haine » chez le peuple vaincu. — Effacement provisoire du cosmopolitisme en présence de la mutilation de la « province de France » 173