‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 68 sur 331 · LES TRAVAUX DES LOGES · texte numérisé non relu

LES TRAVAUX DES LOGES

soudain, on devient « universel », et l'on lit dans un journal cette séduisante interpellation : « Maçon, citoyen du monde, donne l'essor à ton génie, à ta raison *. » Ne vaut-il point la peine d'immoler un patriotisme étroit pour banqueter avec le genre humain?

Préparez donc, ô femmes, la musique de vos chants, et vous, poètes, celle de vos lyres! M. Eugène Pelletan, à la loge du Globe, le 16 juillet 1869, conjurait les femmes de prendre en main la grande cause de la paix2; h. F Aménité du Havre, le 31 mars 1867, on les sommait d'élever leurs enfants pour cet avenir pacifique « vers lequel la maçonnerie avait juré de précipiter les pas de l'humanité tout entière3 ».

Salut à toi, Franche Maçonnerie!

Ton joug pour tous est léger en tout lieu.

Tu fais du monde une même patrie.

De ses deux bras elle embrasse la terre, C'est aujourd'hui la Grande Majesté4,

versifiait Dechevaux-Dumesnil ; et M. Henri Brisson était en loge, scandant de son glaive l'essoufflement des décasyllabes, lorsqu'un autre poète chantait :

Tous les maçons ont la même patrie5.

Mais le glaive lui-même, fût-il porté par des

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