‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 71 sur 331 · Monde maçonnique, septembre 1869, p · texte numérisé non relu

Monde maçonnique, septembre 1869, p

4. Mabru, De la décadence de la maçonnerie en France et des moyens d'y remédier, pp. 327 et suiv. (Paris, Librairie centrale, 1865).

peintre David faisant le signe de détresse, à Rome, à l'officier autrichien chargé de l'arrêter, et obtenant ainsi son salut1; l'aventure de Blucher à Waterloo, faisant cesser le feu contre un bataillon dont le commandant était maçona; la double bonne fortune du frère Gérard, ve'nérable du Globe, deux fois sauvé, sous le premier Empire, à Madrid et àAugsbourg, parce que l'ennemi l'avait reconnu maçon3; et la curieuse décision d'un officier qui, sauvé a Bautzen, grâce au signe maçonnique, par un maçon prussien, reprit plus tard du service actif, non pour défendre le pays, mais afin de pouvoir seconder, en cas de guerre, quelque maçon de l'autre armée4. Les plus lettrés pouvaient mettre à l'épreuve la sensiblerie des « louveteaux » en leur faisant admirer un poème maçonnique de César Moreau sur la bataille d'Austerlitz5. où détresse

1. L'histoire est racontée tout au long dans la Chaîne d'union d'août 1882, p. 275.

2. Voir un excellent choix d'anecdotes militaires sur le signe de détresse dans l'ouvrage de Robert Freke Gould, Military lodges, p. 74 et suiv. (Londres, Gale et Polden, 1899). Cf. Souvenirs du général comte de Rochechouart, pp. 200-201 (Paris, Pion, 1889) : « En traversant cette malheureuse ville d'Oschmiana (durant la retraite de Bussie), nous vîmes une centaine d'officiers prisonniers, entassés dans la geôle de l'endroit.. Ils demandaient à manger et du feu, et joignaient de grands gestes à leurs cris déchirants. Des spectacles aussi tristes se représentaient à chaque pas; je fus donc bien surpris de voir mes camarades s'approcher, leur faire distribuer le reste de nos provisions et quelques vêtements, puis se rendre chez le starotz, nom slave donné au maire ou chef de village. Ils exigèrent de lui que l'on chauffât le poêle de leur prison ; enfin ils laissèrent de l'argent pour qu'on achetât des vêtements, du pain et de la viande, menaçant d'une punition sévère si l'on n'avait pas égard à leurs ordres. Je demandai à "Wlodeck le motif de cet intérêt extraordinaire; il me répondit : ce sont des francs-maçons, ils nous ont fait le signe de détresse. »

3. La Vraie Lumière, dirigée par le F.-.Duplais, 1851-1852, pp. 53 et 82

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