‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 81 sur 331 · MACÉ ET L'ANNIVERSAIRE DE WATERLOO · texte numérisé non relu

MACÉ ET L'ANNIVERSAIRE DE WATERLOO

« neutralité » ; les maçons aimaient en lui l'homme d'action cosmopolite ; et le premier de ces deux hommes faisait toujours les affaires du second, et le second, lorsqu'il le fallait, s'effaçait à merveille derrière le premier.

La littérature antimilitariste et humanitaire à la fin de l'Empire. — L'Anniversaire de Waterloo, de Jean Macé. — L' « Iliade de la peur », des Erckmann-Chatrian. — Les essais historiques antinapoléoniens. — Programme de pédagogie antimilitariste tracé dans une revue genevoise par M. Ferdinand Buisson.

Il lui manquait une dernière gloire, celle d'avoir prêché, parmi les profanes, son humanitarisme pacificateur, en un opuscule largement répandu : il puhlia l'Anniversaire de Waterloo1. C'était un petit dialogue, qu'il avait écrit dès 1858, au lendemain de Solférino. Le « Petit-Château », où il habitait, abritait des jeunes filles de toutes les nations : surexcitées sans doute par l'écho des batailles, elles oubliaient leurs livres de classe et s'amusaient à se disputer entre elles, tout comme les rois de l'Europe. Macé, pour ramener l'ordre, leur fit jouer une comédie.

Deux figures, la Guerre et la. Paix, promenèrent

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