CONGRÈS MAÇONNIQUE DU HAVRE
négociait une alliance avec la Société américaine de la Paix; il songeait à remplacer le Bulletin de l'Union par un journal1, à conquérir, d'un coup, l'appui de la maçonnerie universelle par une circulaire décisive, à réunir un congrès pacifique. Dès 1868, l'Exposition maritime internationale du Havre lui fut une occasion pour réaliser cette dernière idée.
Durant deux jours de septembre, la maçonnerie de tous pays tint au Havre de secrètes assises 2 ; les journaux locaux n'en parlèrent point; mais Sauvestre, dans l'Opinion nationale 3, fit l'indiscret ; et l'on sut, grâce à lui, que, dans cet auditoire d'intimes, Santallier avait parlé de l'Union de la Paix, et Bielefeld des rapports entre le mouvement pacifique et les progrès de l'instruction. Peu de temps après, Caubet, dans le Monde maçonnique, se faisait l'écho des unanimes applaudissements qui avaient récompensé le bon Santallier 4.
1. Le premier Bulletin avait paru le 30 septembre 1867. (Monde maçonnique, 1867-1868, pp. 465-466.)