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CHAPITRE II

Formation logique du concept de relation. — Critique de Vètre et de la raison substantielle

De Tétude historique que nous avons tenté de faire, il ressort, croyons-nous, que dans sa régression de Fabsolu au relatif l'humanité a passé par quatre grandes phases : elle a posé tour à tour Têtre, la raison objective, la raison sulijective réelle, la raison subjective formelle. Notre critique, pour être complète, devrait donc porter sur chacune de ces quatre idées.

En fait, les trois premières nous retiendront peu. Après Descartes, Kant, Hamilton et tant d'autres, il semble difficile de s'en tenir au point de vue des métaphysiciens et même des moralistes grecs, de prétendre à la détermination du réel en soi, en dehors de toute pensée ; les entendements se sont affranchis de la catégorie de Têtre, et nous n'aurons guère qu'à enregistrer des résultats acquis, sans faire œuvre personnelle. La critique de la pensée substantielle a été faite par Kant dans sa dialectique transcendantale, où il a mis à nu les paralogismes de la raison pure, avec autant de finesse que de vigueur ; sa critique nous paraît décisive et par conséquent nous dispensera d'un long effort, d'autant qu'elle a été reprise par bon nombre de néo-kantiens. Mais c'est surtout la raison pure formelle qui retiendra notre attention ; nous devrons la soumettre à une critique sévère, qui, à notre connaissance du moins, n'a jamais été

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