‹ L'idee de relation [microform]Chapitre 61 sur 139 · CHAPITRE GINQUIÂMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE GINQUIÂMB

l'idée la plus haute dans laqueUe elle se résume, il la réalise en une forme pure, « la forme d'une législation universelle » (I). Avant Tacte est l'obligation, comme avant le fait ^tait la nécessité. Mais l'obligation, comme la nécessité n est, elle aussi, qu'un fait et non pas un miracle. Il n'y a point là de concept pur ni en quelque sorte l'empreinte mystique d'une faculté supérieure conférant à des phénomènes donnés une valeur d'exception; la loi morale n'est pas de Dieu, mais de l'homme, elle détermine des relations humaines, elle les atteint parce qu eUe en émane. La raison pratique n'est que le signe générique des phénomènes inoraux comme la raison pure n'était que le signe générique des phénomènes physiques. « Le concept d'une volonté pure tire son origine des lois pratiques pures comme la conscience d'un entendement pur des principes théoriques purs. » (2) Toutes réserves faites sur le caractère véritable de ces principes, il apparaît que des lois doivent être données, multiples bien qu'unificatrices, pour que l'idée de ces lois devienne celle d'une faculté qui les résume et • . qui les produit. Tirée empiriquement et directement de ces données, générales mais poui^tant concrètes, cadres sous lesquels se développent d'autres données également concrêtes, mais particulières, les désirs, les intentions et les actes, nous la réalisons artificiellement comme la source pure et originaire de ces faits à la première ou à la deuxième puissance. Elle n'est elle-même qu'un fait, un constat, une expérience. Si déjà la loi morale n'est qu'un « fait de la raison », a fortiori cette raison exprimera-t-elle simplement ce fait qu'il y a des lois.

La raison pratique n'est qu'une fiction, Kant voit un T^roblème où il n'y a qu'une donnée, et son système moral

(i) Crit. de la r. praL, p. 43.

<2) Ibid., p. 48.

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