‹ L'idée de responsabilitéChapitre 17 sur 24 · Sir John Lubbock, Vhomme préhislonque, p · texte numérisé non relu

Sir John Lubbock, Vhomme préhislonque, p

» gnements des voyageurs, — et ici j'avoue que je j> suis fort indécis, — que plusieurs d'entre eux » peuvent à peine être regardés comme des êtres » responsables, et ne possèdent aucune notion, D même défectueuse et vague, de rectitude mo- » raie*. »

Enfin, quand les témoignages seraient concordants, et plus dignes de foi, c'est une erreur de penser que les sauvages sont toujours plus près que nous de la nature. Le contraire aussi est souvent vrai. Comme l'homme civilisé, le sauvage a ses raffinements, mais il en a d'autres. La simplicité ne va pas toujours avec le défaut de culture : il s'en faut de beaucoup. Des notions, des croyances, qui nous paraissent enfantines, et qui le sont en effet, ne se sont presque jamais formées de la manière toute naturelle que nous serions tentés de supposer. L'étude des mœurs et des idées des sauvages offre sans doute un grand intérêt ; mais n'espérons pas y trouver la pure nature.

Nous serions donc fort embarrassés pour définir la manière dont les sauvages conçoivent leur propre responsabilité. Une semblable notion ne peut se former distinctement qu'avec des habi-

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