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Sur ce point, voir notre Science sociale contemporain

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seul, le xviii' siècle l'espéra pour ce monde même et le demanda a l'homme; le ciel descendait sur la terre comme un idéal qu'on ne peut sans doute atteindre, mais dont on doit toujours se rapprocher.

Enfin la théorie du progrès moral et scientifique ne pouvait manquer d'entraîner à sa suite, comme conséquence sociale, la conception du progrès économique et politique. Ramenez l'idée de liberté des hauteurs de la métaphysique abstraite sur le domaine de la réalité positive, elle y prendra une forme nouvelle et un nom nouveau : elle s'appellera la propriété. Toute question de droit pur finit par devenir une question de propriété. Or c'est encore en France que se développa l'économie politique : la meilleure répartition des droits entre tous appelait la meilleure répartition des richesses; c'était le même problème traduit de l'ordre moral dans l'ordre matériel. Il ' importe ici de remarquer un fait souvent oublié ou méconnu : c'est que l'idée de la propriété et celte du droit marchèrent toujours ensemble, aussi vagues l'une que l'autre dans le christianisme, toutes deux précises dans la philosophie du xviii* siècle, comme si elles étaient seulement deux aspects d'une même idée. Ce que nous appelons aujourd'hui le droit de e, droit naturel et indépendant de l'autorité civile ou religieuse, est une conception toute moderne opposée par les philosophes à la vieille tradition des jurisconsultes et des théologiens '.

i. Qu'on liée inr ce point, dans l'Histoire de la science politique de M. Janet, les doctrines des Pères et docteurs de l'Église; on ne pourra, manquer de conclure avec lui que - la doctrine d'un droit de propriété antérieur et supérieur à la

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