Voir plus baat, p. 262 et *uj tante
$94 L'IDÉE MODEREE DU BftOtT
sciences; en tant qu'idéal restrictif de l'absolutisme égoïste, cette conception fonde la justice ou droit proprement dit; en tant qu'idéal persuasif, elle fonde la fraternité. 7° Là liberté extérieure se déduit de la nécessité d'assurer à cbacun la spontanéité intérieure* l'évolution automotrice de sa conscience, — évolution avec laquelle l'emploi de la force et l'absolutisme seraient contradictoires. 8* La limitation de cette liberté extérieure en face d 'autrui est nécessaire comme conséquence de là limitation et de la relativité des intelligences, qui exclut l'absolutisme individuel. 9° Végalité de9 libertés extérieures et leur limitation mutuelle par la loi, d'où dérive l'égalité des droits civils et politiques, se déduit à son tour de la liberté même; car toute inégalité est nécessairement une diminution de la liberté au profit de quelques privilégiés; de plus, l'égalité est aussi une déduction de la limite également imposée à toutes les consciences par le fond irréductible de la conscience même et de la réalité, iO° L'égalisation' progressive des conditions économiques et naturelles dans la société humaine est une conséquence ultérieure, amenée par la nature même et par le progrès sociaL 11° Notre théorie réconcilie l'idée de liberté avec celles de puissance supérieure et ^intérêt supérieur : le droit concret et complet, à la fois idéal et réel, devient le maximum de liberté, égale pour tous les individus, qui soit com* patible avec le maximum de liberté, de force et d'intérêt pour l'organisme sociaL — Tels sont les principaux anneaux d'une série rigoureuse de déductions où nous croyons qu'il n'y a aucune solution de continuité. L'accord s'établit ainsi entre le naturalisme