‹ L'idée moderne du droitChapitre 81 sur 84 · AVENIR DE L'IDEE 11 U DRO · texte numérisé non relu

AVENIR DE L'IDEE 11 U DRO

régîmes en effet sont des institution celui-là seul est de droit commun. U une aristocratie factices choqueront t logique du peuple français, ennemi d constitutionnelle ou autre, peu habit devant des symboles et des idoles. 1 pouvoir héréditaire, d'inamovibilité, royale ou nobiliaire, de droit traditior divin, répugnent à notre sentiment d responsabilité individuelle, comme d que. De plus, la France est le seul pay actives et laborieuses se préoccupent i morale d'un gouvernement, où elles institutions rationnelles et conformes pas seulement des expédients ou d d'intérêts et de forces. Cette préoccup vitablei résultat de toutes les tendances nous avons signalées; à quelque ex( aboutir cet amour du logique et ce sou il faut en tenir compte et, qui plus est 11 n'y a plus chez nous ni tradition n tradition aristocratique; depuis un s tradition nationale est la tendance à comme notre véritable idée direclric droit. Tradition et idée, encore se] plupart des peuples, ne font plus qu'u de la France actuelle, dont on peut les tendances et aptitudes psychologi qu'il est libéral d'aspiration, égalitaii tique. Aussi une loi d'irrésistible év< fait surgir sur les rumes des autres i vcrnement la seule qui soit théoriqu

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moine avec l'esprit nouveau et puisse lui servir d'organe. On a vu à trois reprises notre pays faire Fessai 4e cette forme, perpétuel objet des espérances et des revendications populaires. Presque tout le inonde en France s'est d'abord accordé à. reconnaître que ce genre de gouvernement serait le plus juste en soi et le plus parfait, s'il était possible. Aujourd'hui, les plus sages eux-mêmes ont supprimé cette restriction en disant : « 11 est devenu en France le seul possible. > Dès lors, ne peut-on supposer que le développement libéral et pacifique du régime nouveau, qui deviendra tôt ou tard le régime universel des peuples, est seul capable, s'il est bien compris et bien réglé, de relever notre pays en le ramenant dans sa vraie voie? Mainte fois on a vu le peuple français se redresser quand on le croyait pour jamais à terre, faire éclater une richesse imprévue quand og espé* rait l'avoir ruiné, une plus énergique volonté de vivre quand il semblait près de périr, un esprit nouveau et fécond quand sa pensée semblait isolée et stérile. C'est que, habitué à vivre dans une région qui n'est point exclusivement nationale et égoïste, }l ne se sent pas atteint par ses désastres dans la meilt leure partie de lui-même, dans celle par où il s'efforce de s'identifier avec le cœur même des autres peuples. Il sait qu'il ne périra pas tant qu'il vivra de la vie commune à tous. Ces idées seules, en effet, peuvent soutenir une nation à travers les siècles qui, au lieu d'être purement nationales, sont humaines; la France ne doit attendre son salut et sa force que des pensées nourries par la pensée même de l'humanité, toujours vraies, toujours jeunes, immortelles

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