‹ L'Idée, ou Critique du Kantisme [microform]Chapitre 12 sur 50 · La Vraie Comàence, p. 208-210, Hachette · texte numérisé non relu

La Vraie Comàence, p. 208-210, Hachette

IDEE ET CONSCIENCE

derniers phénomènes que des choses qui, en aucun cas, ne peuvent être des objets d'intuition extérieure, cependant, ce quelque chose qui sert de fondement aux phénomènes extérieurs, qui affecte notre sens, de manière à lui donner les représentations d'espace, de matière, de figure, etc., ce quelque chose pourrait bien ôtre aussi le sujet des pensées, quoique, par la manière dont notre sens extérieur est affecté, nous ne recevions aucune intuition de pensées, de volitions, etc., mais seulement de l'espace et de ses déterminations *. » En d'autres termes, derrière les images que nous envoie le monde extérieur et la perception que nous en avons; derrière les états divers du moi et l'intuition qui nous en est donnée; par delà les frontières de l'idée et de la conscience, en dehors de l'horizon de la pensée, se trouve un principe indivisible, directement inconnaissable, qu'on n'atteint que par déduction et qui supporte tous les états du sujet pensant, d'où tout vient, où tout trouve à la fois sa source première et son unité. Non point que ce principe absorbe en lui-même la réalité du monde extérieur, comme Kant l'a gratuitement prétendu; mais il en supporte et produit partiellement l'idéale représentation : si bien que les modes

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