Critique de la raison pure^ Irad. Banii, t. II, p
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de la pensée et les phénomènes matériels tels que nous les percevons, sont comme le double épanouissement d'une seule et môme tige. C'est, d'ailleurs, ce qu'ont pensé les scolastiques eux-mêmes. L'àme, d'après leur théorie, ne se connaît pas dans son essence. Elle ne se saisit que dans et par ses actes. Derrière les modes du sujet pensant il y a les facultés; les facultés elles-mêmes s'unissent en un fond impénétrable qui est la substance psychologique \ Et rien ne plaît comme ce baiser de réconciliation que se donnent aux profondeurs de la métaphysique les tenants des systèmes les phis opposés.
Le sujet pensant n*est pas seulement indivisible ; il est encore absolument un dans sa racine première. Mais d'où vient ce sujet? Ne sort-il pas du multiple pour produire à son tour le multiple? Nous savons par l'expérience de notre vie intérieure que le plusieurs sort de ru?i. La réciproque n'est-elle pas vraie? Ne se pourrait-il pas que l'un sortît du multiple? L'unité de notre âme n'est-elle pas une étape d'un moment entre un terme matériel qui a cessé et un autre terme également matériel qui commence ?